Notre-Dame de la Renaissance
Journal 2008 – Invitation à un voyage sur les mers intérieures…Archive pour octobre, 2006
Préparation Rencontre du 26 octobre 2006 – De la Sagesse humaine à la Sagesse de Dieu

Jeudi le 26, vient oser le dire…
Bonne réflexion,
Le comité de préparation
Rachel, Lucie, Louise et Véronique
Retour sur la rencontre du 12 octobre 2006 :
L’ art de réussir sa vie
(Exode 31,3) : La Sagesse est un devoir d’homme à rechercher dans la dextérité manuelle, artisan habile dans toutes activités, situations de l’existence .
• Par l’observation, trouver le principe : La Sagesse humaine est limitée radicalement
• Formuler les expériences et le principe pour transmettre aux autres (réflexion personnelle)
Les Limites de la sagesse humaine
(Pr 19.14) : On peut hériter de ses pères une maison et des richesses, Mais une femme intelligente est un don de l’Éternel.
(Pr 21.31) : Le cheval est équipé pour le jour de la bataille, Mais la délivrance appartient à l’Éternel.
(Pr 26.12) : Si tu vois un homme qui se croit sage, Il y a plus à espérer d’un insensé que de lui.
( Pr 28.11) : L’homme riche se croit sage; Mais le pauvre qui est intelligent le sonde.
Autres exemples :
(Pr 16.1) : Les projets que forme le coeur dépendent de l’homme, Mais la réponse que donne la bouche vient de l’Éternel.
(Pr 16.2) : Toutes les voies de l’homme sont pures à ses yeux; Mais celui qui pèse les esprits, c’est l’Éternel.
(Pr 16.9) : Le coeur de l’homme médite sa voie, Mais c’est l’Éternel qui dirige ses pas.
(Pr 16.20) : Celui qui réfléchit sur les choses trouve le bonheur, Et celui qui se confie en l’Éternel est heureux.
(Pr 16.21) : Celui qui est sage de coeur est appelé intelligent, Et la douceur des lèvres augmente le savoir.
(Pr 16.24) : Les paroles agréables sont un rayon de miel, Douces pour l’âme et salutaires pour le corps.
(Pr 19.21) : Il y a dans le coeur de l’homme beaucoup de projets, Mais c’est le dessein de l’Éternel qui s’accomplit.
(Pr 21.2) : Toutes les voies de l’homme sont droites à ses yeux; Mais celui qui pèse les coeurs, c’est l’Éternel.
Réflexions sur : Les limites de la Sagesse
Quels sont vos sentiments ?
“Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ” (Philippiens 2.5) ou bien vous vous appuyer sur vos sentiments humains de la sagesse naturelle?
Dieu, qui vous connaît bien, vous donne ce conseil! Il sait que vos sentiments naturels, dus aux
circonstances, inspirés par la société ou l’épreuve vont vous jouer de bien vilains tours rapidement. Alors il
vous encourage.
Vous êtes enclin naturellement à deux types de sentiments. L’optimisme ou le pessimisme. Entre les deux
il y a le réalisme, mais pour cela, il faut que vous soyez en forme, équilibré dans vos pensées, sans aucun
événement déstabilisant votre coeur. Mais vous êtes le plus souvent dans ces deux logiques extrêmes.
Jésus n’était ni optimiste, ni pessimiste, il était en permanence réaliste. C’est là que Dieu veut vous
conduire. La foi n’est jamais optimiste au sens humain de cette expression ; au contraire, elle se doit d’être
réaliste, d’identifier courageusement le problème, le mal, l’erreur, la souffrance, l’échec, afin d’en triompher
vraiment !
L’optimisme et le pessimisme ne sont pas des sentiments divins, mais typiquement humains.
Avoir en vous les sentiments de Jésus tout au long de cette journée, ne signifiera pas que tous vos
problèmes vont se régler en un instant ! Mais vous pouvez croire que le Seigneur s’occupe de vos
difficultés, qu’il les a prises en charge, et que pendant que vous êtes à vos occupations, il travaille dans le
secret de l’éternité à vous venir en aide. Comment, quand, où ? Peut importe, il est à l’oeuvre, voilà
l’important !
Je pense aux malades qui lisent ces lignes; vous n’avez pas à forcer votre optimisme naturel pour guérir
plus vite de votre mal ; soyez réaliste, la maladie est là et elle est plus forte que vous, c’est un fait ! Mais
placez votre foi dans celui qui est plus fort, plus grand, plus puissant que votre mal.
Une décision pour aujourd’hui
Je refuse de mélanger mes sentiments naturels (bons par ailleurs pour quelques-uns) aux sentiments de
Jésus en moi ; je veux avoir en moi les sentiments de Jésus face à ma réalité et l’affronter en face, pour en
triompher définitivement.
Réflexion sur : La Sagesse, Don de Dieu
“Je t’exhorte à ranimer le don de Dieu que tu as reçu … Dieu nous a donné… un esprit de force, d’amour et de sagesse.” (Timothée 1.6-7)
Ranimez le don de Dieu
Comme le jeune Timothée, peut-être soupirez-vous et luttez-vous pour obtenir ce que Dieu vous a déjà donné par sa grâce en Christ Jésus ?
L’ignorance est un ennemi insidieux qui vous empêchera d’entrer dans votre destinée. Les disciples cherchaient parmi les morts celui qui était vivant… Or Jésus était ressuscité (Luc 24.5-6).
Votre situation ressemble-t-elle à la leur ? Alors sachez que :
- Le don de Dieu est déjà en vous.
- Celui qui est votre force n’est plus dans un tombeau, mais il est ressuscité et vit en vous.
Résistez à l’esprit de timidité et de peur. Cet esprit est-il un “Goliath”, un lion rugissant dans votre vie ? Ne craignez point, redressez-vous car celui qui est en vous, le Lion de la tribu de Juda, est plus fort que ce lion édenté qui rugit contre vous.
Levez-vous et apportez à votre vie spirituelle, ce bois d’amour, de sagesse et de puissance que le Saint-Esprit a mis en vous ! Et vous verrez la flamme être ranimée et sa chaleur réchauffer votre cœur engourdi et refroidi.
Une prière pour aujourd’hui
Seigneur, je te remercie d’être venu à mon secours, en me révélant que ton don était déjà en moi. Je te demande pardon de m’être apitoyé sur moi-même. Seigneur, je veux te célébrer pour ton amour, ta sagesse et ta puissance en moi. Amen!
Réflexion sur : La Sagesse et Abraham
L’Abraham de l’Être
(Gn.12) “Quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père pour le pays que je t’indiquerai! “
Quitte ——————————————————————– Va vers toi.
Lorsque Abraham entend la voix (feelings, sentiments, intuitions émotions), il part et ne se retourne pas en arrière (regrets, doutes, peurs)… Abraham est vraiment « le père des croyants », l’archétype de ce mode d’être et de conscience particulier qu’on appelle la Foi.
À la suite d’Abraham être un maillon dans cette transmission en —————————————————————————-
Le mot foi est à prendre ici dans un sens quasi viscéral. Il s’agit de la foi des entrailles, la confiance dans la vie, la certitude qu’il y a en nous plus grand que nous, plus intelligent que nous, plus aimant que nous.
La foi, c’est l’adhésion à cette intelligence, à cette énergie qui est « plus que nous que nous-même et tout autre que nous-même » dans les situations parfois les plus absurdes ou des plus désespérées, certitude que « tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu! ». Un déprimé, nous dit Lowen, c’est « quelqu’un qui a perdu son corps et sa foi. » Dans notre langage, nous dirions qu’il a perdu contact avec les dimensions adamiques ( corps, sens, le glaiseux, le terreux, l’animalité, l’Ésau) et abrahamiques ( travailler ses terres intérieures pour faire que la semence ( image de Dieu ) devienne fruit (la ressemblance) . Il s’agit de lui faire retrouver le sens juste de son corps (purification des sens) (…) ce minimum de foi et de confiance dans la vie sans laquelle on ne peut pas vivre (cheminement psycho-spirituel)
Entrer en résonance avec « Abraham » (être de foi), c’est découvrir également les effets thérepeutiques et initiatiques d’un certain abandon ou
lâcher-prise que Graf Durckheim appelle : « l’acceptation de l’inacceptable ».
Ce qui est demandé à Abraham, c’est en effet l’inacceptable, l’épreuve de la foi par excellence, comme le montrera Kierkegarrd : le sacrifice de son propre fils, son unique. Comment devenir « père d’une multitude » quand Abraham pense que le Dieu duquel il a accueilli cette promesse lui demande maintenant d’immoler le seul fils qu’il a comme gage de son amour ?
Quelle que soit notre condition, nous connaissons tous dans l’existence de ces moments où la vie nous arrache ce à quoi nous tenons le plus, que ce soit la santé, les biens matériels, des êtres chers ou notre propre vie. Dans ces situations inacceptables, être capable de dire « oui », d’être non-deux avec les grands « inévitables » (souffrance, solitude, absurdité, mort), c’est éveiller « l’Abraham de notre être »(notre foi) : ne pas désespérer et savoir que du fond de notre douleur « Dieu y pourvoira ».
Puis-je identifier de ces moments dans ma vie passée__________________________
dans ma vie présente____________________________________________________
« L’Abraham de l’être » est souvent oublié ou refusé chez beaucoup de nos contemporains. L’Adam peut être en bonne santé physique, le Noé en bonne santé émotionnelle( les émotions sont à leur place, la personne tient ensemble les opposés et les contraires, un travail d’intégration de la douceur et de la force; de la rigueur et de la tendresse; de la lucidité et du pardon; du pur et de l’impur etc.), mais s’il manque Abraham (la foi) il y a des situations où ils ne suffiront pas pour affronter l’épreuve de l’existence.
Retrouver sa foi, sa confiance dans la vie, puis sa foi et sa confiance dans l’Être qui Est et informe (qui donne une forme : averti, instruit, renseigne) toutes les manifestations de sa vie, c’est la condition même pour s’aventurer au delà du connu, vers cet Inconnu où « coule le lait et le miel » ( joie et paix) « terre de la promesse »- conscience qui a accepté et traversé, dans la foi, l’épreuve des inévitables (purification de l’esprit) et qui a acquis la sérénité contagieuse et féconde de celui qui fut « père d’une multitude ».
En effet, « trouve (par la foi) la paix intérieure! » disait saint Séraphin de Sarov, « et une multitude seront sauvés (guéris) à tes côtés »
Es-tu conscient de cela_______________________________________________
Ce travail n’est jamais fait une fois pour toutes
Parce qu’engagé(e) dans ce chemin humain-divin, sommes-nous prêt(es) à accompagner Félix dans son passage sur la terre , comme parents, comme grands-frères et grandes-soeurs, ami(es)…pour qu’il connaisse des arc-en ciel dans sa vie : des moments de connection entre ses terres et ces cieux intérieurs.
Chants préparatoire pour la rencontre de Jeudi le 26 :
Tous les chemins mènent à moi
Réflexion sur : Les Chants
Qu’est-ce qui vous touche dans cette chanson?
Quel est le lien avec cette chanson et la Sagesse?
Se sent-on dans les mains de Dieu comme l’Argile dans les mains du potier?
Qu’avons nous vécut au cours des dernières semaines?
Vous pouvez nous écrire vos commentaires et réflexions ici en ligne sinon vous pouvez choisir de nous les partager seulement à la recontre de jeudi.
Merci de votre participation, faisons ensemble un blog “vivant”!
Véronique